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24 septembre 2008
En avant les p’tits Belges

Au moment où notre équipe nationale de football reprend quelques couleurs, nos représentants montrent le bout de leur nez au niveau international du sport automobile. François Duval dispute toute la fin de saison du WRC sur une Ford capable de le propulser à tout le moins sur le podium, Maxime Martin n’en finit pas d’étonner en Renault Mégane Trophy - avec un coup de chapeau à David Dermont, victorieux au Ring- et Freddy Loix s’impose en IRC. En monoplace, Jérôme d’Ambrosio monte à deux reprises sur le podium des GP2 Series, et Laurens Vanthoor et Frédéric Vervisch font mieux que se défendre en F3. Seul Bertrand Baguette mange un peu son pain noir actuellement, malgré des chronos très convaincants qui ne se concrétisent malheureusement pas en course.

Et derrière, les jeunes poussent: Benjamin Bailly, vainqueur de la RACB Academy, Thierry Neuville qui nous représente dans la sélection Pirelli pour le WRC, ... Non, franchement, pas de quoi se plaindre de l’état de déliquescence du sport automobile belge auquel certains font en permanence allusion.

Mais, dans notre pays, il reste du pain sur la planche pour redorer le blason de nos différents championnats nationaux. Et là, un seul mot d’ordre: faire moins cher. Qu’on le veuille ou non, c’est bien là que le bât blesse: les finances. La passion, la volonté sont toujours là mais le portefeuille ne suit plus. Les championnats survivent grâce à quelques pilotes fortunés qui assurent la qualité du plateau. Il faut arrêter de mettre la charrue avant les boeufs et de vouloir des compétitions flamboyantes avec des voitures extraordinaires, une infrastructure qui fait rêver et des VIP dans tous les coins. Non, le sport automobile vit d’abord par et pour les amateurs qui y consacrent tout leur temps, qu’ils soient pilotes, préparateurs, mécaniciens ou simples spectateurs. La santé du rallye provincial ASAF en est la preuve: du monde, de l’ambiance et une liste qui dépasse régulièrement le cap des 150 engagés. C’est à eux qu’il faut penser en priorité si on veut retrouver une ambiance et un spectacle digne de ce nom sur la piste. Pas autrement.

 Commentaires - Ajouter un commentaire

#1 - 24 septembre 2008, 22:12:12 de JAMINETJoel

Tout à fait d'accord que dans notre pays, en sport automobile, "on p...
parfois plus faut que son c...". Mais que faire pour suivre le rythme
imprimé par certains? Tant que le fric mènera la danse!
Je suis aussi un peu étonné de la différence entre la version française et
la version néerlandaise de l'éditorial de ce mois dans notre revue
préférée...



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